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Mise a jour terminé Nous somme le Jeudi 22 février 2018

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Ex : Tomb raider, League of legend



ON A VU HITMAN (ET ÇA SEMBLE BIEN)


 

Tags : PC, XBOX, PS4, gamescom 2015, Action
Ce test de ON A VU HITMAN (ET ÇA SEMBLE BIEN) a été réalisé à partir d'une version éditeur.
Qualité du test pour ce jeux : 

Sorti du bois à l'E3 dernier, Hitman (tout court) ne s'était montré qu'au travers d'une bande annonce pas forcément très rassurante, où notre chauve préféré s'adonnait à l'assassinat de manière pas non plus très subtile. Il aura donc fallu la gamescom cuvée 2015 pour assister à une petite présentation en hands-off (avec du gameplay enregistré à l'avance et monté pour ne garder que les passages intéressants). Et après une petite interview en compagnie de l’un des développeurs, nous avons pu en apprendre un peu plus sur le prochain volet de la série, dont la date de sortie est toujours prévue pour la fin de l'année.



WELCOME BACK 47



La démonstration reprenait un niveau déjà entr'aperçu précédemment : un palais parisien spécialement créé pour l'occasion. La parquet qui grince, les moulures au plafond et les grand escaliers en marbre tirés d'un decorum du XIXème siècle étaient donc le théâtre d'un défilé de haute couture, dont le couturier en chef s'avérait être... notre cible. Après quelques minutes à se balader aux abords de l'imposante bâtisse, l'agent 47 pénétrait ainsi par la grande porte et se mêlait à une foule amassée pour attendre l'arrivée de notre contrat et de sa demi-douzaine de gardes du corps. Problème : à peine le temps de prendre la pose quelques secondes que celui-ci disparaissait dans le dédale de pièces que compose le palais. Autant le dire tout suite, si la première chose qui impressionne est la taille de la carte (littéralement gigantesque), on se sent surtout instinctivement dans ses chaussons, puisque les développeurs semblent avoir opéré un retour à la recette originale d'Hitman. En gros, le meilleur de Blood Money associé au meilleur d'Absolution pour le plus grand bonheur des tueurs virtuels : ronde de garde à observer, discussions à épier afin de grapiller la moindre information ou encore système de déguisement à plusieurs niveaux... tout ce qui fait la réussite de la série est bien là tout en disposant de quelques nouveautés bien senties. Tout d'abord, la mini-map qui affiche désormais l'intégralité du plan tout en nous indiquant directement les zones interdites en rouge. On évitera ainsi de se faire trouer la paillasse bêtement en ouvrant la mauvaise porte et l’on pourra se concentrer un peu plus sur la planification qui revient sur le devant de la scène. Autre nouveauté, la disparition des poches "magiques" permettant à notre héros de cacher dix mètres cube de matériel dans son veston. Ramassez un fusil d'assaut et celui-ci apparaîtra désormais sur votre dos, à la vue de tous. Difficile en effet de se faire passer pour un simple livreur de sushis avec une M4 en bandoulière. Il faudra alors faire preuve de ruse pour tromper les gardes et l’on retrouve ainsi la possibilité de cacher des objets dans des caisses, que l'on prendra soin de faire transporter par quelqu'un d'autre sans qu'il ne s'en rende compte, pour mieux faire passer une arme à travers un checkpoint bien gardé. On citera aussi les nombreuses interactions avec le décor, et encore une fois, si la mécanique n'est pas nouvelle, elle a le mérite d'ouvrir énormément le champ des possibilités. Trifouiller un brasero au gaz, faire tomber un lustre ou une enceinte de concert et même activer une maquette interactive pour détourner l'attention des gardes seront autant de manière de jouer avec l'environnement pour mieux faire tourner en bourrique nos adversaires et débloquer un précieux sésame vers la salle suivante.



UN TRAVAIL DE PRO



S'il sera bien entendu possible de la jouer “à la Rambo”, les développeurs ont insisté sur le fait que la furtivité et l'observation seraient à nouveau un axe majeur du titre. Et quand on voit la taille de la carte, sa densité et le nombre de PNJ disposant d'une vraie Intelligence Artificielle (300 dans cet épisode contre 50 au maximum dans Absolution, dixit les créateurs), les possibilités d'approche paraissent plus que nombreuses. Cette I.A. fait d'ailleurs la fierté d'IO Interactive, puisqu'ils ont rajouté une bonne pelleté de nouveaux comportements à leur population, que l'on se fera un malin plaisir de décortiquer. Que se passe-t-il quand un garde se réveille en caleçon au beau milieu d'un placard à balais ? Que fait un civil qui découvre une arme sur le sol ? Comment réagissent des témoins en situation de fusillades ? Autant de questions qui -nous assure-t-on - trouveront des réponses concrètes et pour lesquelles il faudra être patient, les développeurs n'ayant pas envie de révéler tous les détails de leur bébé pour laisser la surprise aux joueurs. Quoiqu'il en soit, cette présentation s'est montrée plutôt rassurante, compte tenu des interrogations soulevées par la diffusion du premier trailer il y deux mois (et des critiques, aussi, après le dernier opus en date). Les intentions, elles, ont de quoi convaincre le puriste, mais on restera prudent en attendant de voir, d'une part, plus de niveaux, et surtout de pouvoir mettre les mains sur une version jouable. Concernant le modèle économique, les créateurs nous ont assuré qu'il n'y aurait aucune micro transaction et que l'achat du jeu garantissait d'avoir tout le contenu. La seule subtilité vient de la publication des niveaux (de manière épisodique, "à la Splatoon"), apportant son lot de nouveautés toutes les semaines. Au lieu d'avoir une grosse quantité de contenu d'un coup, on devra donc se contenter (et profiter) de ce que l’on a en stock et essorer les missions proposées par les développeurs et par les joueurs (via les contrats) avant de pouvoir se jeter sur les niveaux qui suivent. Premier contrat à honorer début décembre, sur PC et consoles de dernière génération.