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Mise a jour terminé Nous somme le Jeudi 22 février 2018

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Ex : Tomb raider, League of legend



DISHONORED : DEATH OF THE OUTSIDER


 

Tags : ACTION-AVENTURE
Ce test de DISHONORED : DEATH OF THE OUTSIDER a été réalisé à partir d'une version éditeur.
Qualité du test pour ce jeux : 

L'histoire de DotO s'articule autour de cinq chapitres. Outre une introduction un peu sage permettant de remettre le pied à l'étrier, le reste du contenu devrait donner donc un bon os à ronger aux amateurs de la série. S'il est bien entendu possible de traverser le jeu en un clin d'oeil en distribuant les mandales à la chaîne, le terminer en découvrant la majeure partie de ses secrets - tout en restant aussi furtif qu'un félin - devrait faire grimper le compteur à une bonne quinzaine d'heures, voire plus pour les plus perfectionnistes ou celles et ceux s'adonnant au plaisir du New Game +.

Dès leur second acte, les aventures de Billie Lurk transportent le joueur dans le district de Cyria qui tient ici le rôle de plat de résistance. L'arrivée dans ce grand quartier correspond à la récupération de trois pouvoirs-clefs par l'héroïne, et s'il est bien permis d'arriver à la fin sans même les utiliser, leur présence conditionne l'intégralité du level design. Dès les premiers mètres, les vieux réflexes d'observation et de navigation reviennent au bout des doigts afin de prendre pleinement possession des lieux. Mais les libertés de mouvement et d'exécution font très rapidement face à la réalité du terrain, une dimension où game designers et level designers de chez Arkane ont la main posée sur l'épaule du joueur et accompagnent sa progression d'un sourire en coin. Mais avant même d'aller plus loin, il convient de détailler la panoplie de nouvelles capacités.

Pôle Emploi
Afin de donner plus de densité et de vie à leurs niveaux, les créateurs ont intégré un nouveau système de contrats présents dans chaque nouvelle zone. Affichés sur un tableau au marché noir, ces derniers (totalement optionnels) proposent des missions d'assassinat, de rapine ou même de kidnapping avec des conditions particulières de réussite. Tantôt totalement furtif (en ne touchant personne, pas même en assommant un garde) ou tantôt demandant de déposer un corps à un endroit bien défini, ces tâches sont récompensées par quelques écus à dépenser au marchand et même des bonecharms pour les plus retors. Les contrats ajoutent une certaine transversalité dans les niveaux, rythmant un peu plus la progression en offrant la possibilité de faire d'une pierre deux coups, tout en cuisant parfois la citrouille du joueur au court-bouillon pour respecter des conditions particulières sans mettre en péril la mission principale ou même son niveau de détection.

Les trois pouvoirs se décomposent de la sorte : le premier est une évolution du blink (téléportation) qui demande au préalable de placer un marqueur pour le point d'arrivée. Utilisé dans un premier temps comme le skill dont il s'inspire, il devient rapidement un meilleur outil puisqu'il est possible de laisser le marqueur n'importe où et indéfiniment, donnant alors des capacités de projections et de replis instantanées pour qui aura un plan de bataille millimétré. Le second pouvoir fait écho au premier, et donne au joueur une vision libre hors du corps de Billie - dans un certain périmètre - tout en affichant les informations importantes (gardes, systèmes de sécurité, butin...) en surbrillance. La subtilité, c'est que son activation stoppe le cours du temps, offrant tout un panel de possibilités, et qu'il autorise à placer le marqueur de téléportation. Enfin, le dernier s'inspire à la fois d'Hitman et de Team Fortress 2 (avec son Cloak and Dagger), puisqu'il laisse prendre les traits d'un PNJ endormi. Utilisable une seule fois par cible, ce pouvoir ne consomme du mana que lorsque le joueur se déplace. Il faut ainsi bien prévoir ses mouvements, quitte à placer des corps un peu partout pour changer d'apparence et tromper les gardes. Dans la peau de personnages importants, certaines saynètes ou opportunités viendront même se débloquer, récompensant alors les plus méticuleux par un bon raccourci.



L'échelle de Jacobi
Comme à l'accoutumée, les capacités de Lurk viennent dicter la progression et si ce cocktail paraît quelque peu puissant sur le papier, c'est bien entendu en poussant le potard de la difficulté au maximum (recommandé pour une expérience de qualité) et en cherchant la perfection de l'exécution que leurs limites occasionneront quelques suées. Passée la phase de découverte, c'est un jeu d'échecs sur plusieurs plans qu'il faudra résoudre pour parvenir à ses fins. Les créateurs en sont bien conscients, à tel point qu'ils jouent allègrement sur les connaissances grossissantes des mécaniques de jeu par ceux au bout de la souris pour faire grimper le rythme sans que ces derniers ne s'en aperçoivent. La visite de mêmes lieux, tout comme l'intrication des systèmes et missions n'est pas qu'un joli exercice pour eux, cela génère des situations desquelles émergent un mélange de curiosité, de volonté de bien faire et de relever les challenges mêmes les plus ardus.

Elle est où Jeanne ?
Tout comme son aîné, DoTO ne reste pas exempt de problèmes. Le plus handicapant, héritage direct de l'original, reste ces collisions (notamment en étant accroupi) qui feront parfois pester quand il devient impossible de passer par l'encadrement d'une fenêtre déjà visitée maintes fois. On citera aussi quelques comportements inexpliqués, comme la présence de personnages déjà morts (et de temps à autre à moitié enterrés dans le sol) excitant toutes les forces de l'ordre en présence. Enfin, comment fermer les yeux sur les quelques soucis de continuité scénaristique présents dans le déroulement d'arcs annexes (sur lesquels les décisions du joueur importent), donnant lieu à des chronologies séparées dans des dialogues ou des textes glanés çà et là.

Tout élément mérite sa place dans les niveaux, que ce soit dans un but narratif ou de gameplay (voire les deux dans la plupart des cas), c'est intelligent et huilé comme un coucou suisse, tout en offrant une profondeur et une liberté d'action qui donnent le tournis. Compléter un niveau dans les meilleures conditions revient à ramener un nonosse sur le paillasson du studio, dans l'espoir d'obtenir une papouille des développeurs qui ne manquera pas d'arriver dans la zone suivante. La visite de la banque au troisième chapitre n'est que la quintessence de ce travail, réunissant les piliers du jeu d'infiltration que sont l'observation, la préparation, l'exécution, l'adaptation et l'exfiltration en un seul et même lieu. L'aboutissement d'une leçon de jeu vidéo amorcée il y a quelques années, faisant le trait d'union entre empirisme et rationalisme d'une manière aussi élégante que chargée d'humilité. Enfin, comment ne pas évoquer la direction artistique du titre qui poursuit la voie empruntée par les précédentes itérations ? Les nouveaux éléments et environnements étoffent la richesse de la proposition originale sans produire de fausse note, et prouvent une fois de plus que le sujet principal du jeu reste Karnaca : ses trombines, ses ruelles sombres, ses places glorieuses, de la moindre poignée de porte au plus grand building, tous ces éléments sonnent juste et produisent autant de tableaux qu'il n'est pas rare d'admirer en mettant ses activités de côté. Certains seront probablement déçus par la place occupée par les arcs secondaires au détriment de l'histoire principale, mais ce serait oublier que dans ce type de jeu qualifié par certains d'immersive sim, c'est bien le champ offert à l'implication du joueur qui donne réellement du sens. Les tribulations des diverses factions ou figures publiques sont ici écrites et racontées jouées de main de maître, donnant à la cité et ses protagonistes une âme qui continuera de trotter dans la caboche du joueur même un fois le rideau tombé.




8

TRES BON


Les plus

  • Level design et game design toujours en première classe
  • Un niveau de complexité supérieur par rapport à l'original
  • Un niveau de complexité supérieur par rapport à l'original
  • Sa direction artistique, un délice de tous les instants

Les moins

  • Quelques soucis de collisions
  • Des comportements parfois inexplicables
  • Des problèmes mineurs de continuité scénaristique


  • Genre : Action-Aventure
  • Éditeur : Bethesda Softworks
  • Développeur : Arkane Studios
  • Titre Vo : Dishonored : Death of the Outsider
  • Disponible
  • 15 sept 2017 (France)
  • 15 sept 2017 (États-Unis)
  • Nombre de Joueurs : 1