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Mise a jour terminé Nous somme le Jeudi 22 février 2018

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Ex : Tomb raider, League of legend



DEADBOLT


 

Tags : PC, Action
Ce test de DEADBOLT a été réalisé à partir d'une version éditeur.
Qualité du test pour ce jeux : 

Le voilà, le nouveau Hopoo Games. Et dire qu'on ne l'a pas attendu serait mentir. Inconnu au bataillon jusqu'à 2013, le duo d'étudiants américains a marqué durablement les esprits avec Risk of Rain, mélange roguelike/action qui piochait astucieusement ses bonnes idées chez les grands frères FTL : Faster Than Light et The Binding of Isaac. Depuis répandu comme la chienlit, le combo roguelike + [insérer ici un genre] n'intéresse plus le studio. Accrocs des tendances mais pas forcément très pressés, les deux loustics sont depuis passés à la brutalité gratuite, aux bâtiments multi-étages présentés en vue de côté et à l'apprentissage par la répétition. Dans DEADBOLT, ils vous proposent d'incarner ni plus ni moins que la Faucheuse. Un tueur masqué qui n'a boudé ni les soirées superplays d'Hotline Miami, ni quelques crochets curieux du côté de Gunpoint.



J'IRAI OCCIRE CHEZ VOUS



Dos voûté et col montant sous un épais manteau en daim, la Mort reçoit ses ordres dans son petit logis, du fond d'un gros fauteuil chesterfield. Ici pas de répondeur : ce sont les flammes dansantes de la cheminée qui lui parlent, en termes juste assez clairs pour désigner sa prochaine cible et faire avancer le scénario. Parfois, c'est un immeuble rempli de zombies gangsters à nettoyer par les flingues. D'autres, c'est un patron de bordel vampire à vaporiser histoire de stopper son trafic de drogue. La Faucheuse de DEADBOLT s'en bat fermement les côtes de nos vieux et de nos malades : elle préfère dézinguer les morts-vivants qui prennent un peu trop leurs aises au pays du surnaturel.

Pour ce faire, pas de chichi : on passe par la grande porte et on tire le premier. Comme les références citées en intro, le nouveau Hopoo est un jeu d'invasion domestique qui propose de se frayer un chemin pétoire au poing dans des intérieurs lourdement défendus, le tout sans encaisser un seul dommage. Après quoi notre tueur rejoint sa Bentley, direction maison. Les contrôles se limitent au strict minimum, avec déplacements latéraux, visée + tir à la souris et une touche à tout faire. C'est grâce à elle qu'on peut par exemple se mettre à couvert derrière un meuble, mais aussi - et surtout - changer la Mort en nuage de fumée, capable de progresser à toute vitesse dans les conduits de ventilations ou la tuyauterie. Quitte d'ailleurs à faire imploser le malheureux qui trônait sur les toilettes en réapparaissant à sa place (non, ce n'est pas une plaisanterie, et oui, c'est très drôle). Moins orienté action soutenue qu'Hotline Miami ou Not a Hero, DEADBOLT joue plus sur votre capacité à diviser les opposants - grâce au bruit où aux apparitions fugaces - ainsi qu’à conserver le contrôle de l’éclairage. Tout cela pour mieux réagir à la milliseconde quand une ouverture se présente, en limitant le gaspillage de munitions et sans oublier de viser droit. Pas évident, mais diablement jouissif quand ça passe, d’autant qu’Hopoo ne crache ni sur les gerbes de fluides pixelisés ni sur une petite tête qui s’en va rouler sur le tapis pour récompenser un headshot. Et que le tout est une nouvelle fois fantastiquement mis en musique par Chris Christodoulou, dans un mélange multi-genre qui va du rock à l’abstract hip-hop, en passant bien évidemment par les fuites électro et les cascades de synthés qui apportaient déjà tant à Risk of Rain.



MORT OU (TRÈS) VIF



Moins pure que la recette Risk of Rain, la formule DEADBOLT exige du joueur une certaine période d'adaptation, le temps pour lui de se familiariser avec la visée au pixel près, la dispersion voulue de certains tirs et une gestion un poil hasardeuse de certaines armes de corps-à-corps. C'est pourquoi le premier des trois actes du jeu se contente de fournir au joueur de quoi se faire la main, avec un bestiaire somme toute classique encadré par des codes de level design on ne peut plus convenus.

Une fois les bases posées, le duo de développeurs profite de chaque passage de chapitre pour pervertir ou compliquer ces codes, tirer l'expérience vers le haut et faire suer. Les nouveaux ennemis sont certes plus rapides, plus résistants ou mieux organisés, mais certains exigent par exemple des rituels d'exécution particuliers, ou disposent d’armes capables de vous vaporiser à travers les portes. A mesure que votre réputation vous précède toujours un peu plus, la pègre commence à craindre pour ses miches et fait installer des valves manuelles sur la plomberie, ou d'autres dispositifs visant à juguler vos allers et venues. Ce à quoi DEADBOLT vous propose de répliquer par un arsenal qui va grandissant, grâce à un marchand d'armes où claquer ses économies lors de l'entre-missions. Duo de colts, fusil mitrailleur, 357 à canon long, flingue à silencieux ou bonne vieille faux : comme les masques d'Hotline Miami, l'arme de départ - à choisir parmi une huitaine d'options - influence évidemment la manière d'approcher et de construire son petit massacre.

A noter que certaines missions particulièrement pivot pour l’histoire du jeu admettent un poil moins de liberté, mais qu’elles pourront tout de même être revisitées via un new game + bien salé, déverrouillé une fois les 27 tableaux du jeu complétés ; comptez entre 4h et 5h de jeu. Au delà de ce contenu qui fera forcément hurler ceux qui espéraient une rejouabilité à la Risk of Rain, il faudra lorgner du côté de la course au score parfait, où mettre le doigt dans l’engrenage du contenu créé par les utilisateurs. Le jeu est en effet livré avec son éditeur de niveaux, que ses devs promettent de maintenir et d'améliorer dans les temps à venir.


Bon petit jeu : locution visant à désigner un titre doté d'un certain charme, d'une courbe de progression bien chaloupée et de mécaniques globalement solides, malgré quelques imperfections aux entournures et une période incompressible de prise en main. N'a souvent pour autre prétention que celle de divertir, tout en évitant de prendre les joueurs pour des truffes. Se marie très bien avec le ludisme dominical, fait suer des mains juste ce qu’il faut et connaît généralement un taux de demandes de remboursements proche du zéro malgré une durée de vie qui excède rarement les quatre heures. Voir DEADBOLT (en plus, la musique défonce et peu de jeux vous permettront de vous téléporter dans un zombie en passant par les commodités).


7

BON


Les plus

  • Bon mélange action, infiltration, répétition
  • Niveaux et bestiaire bien pensés
  • Les possibilités de téléportation
  • Courbe de progression au poil
  • Chouette univers surnaturel
  • Encore une excellente BO
  • Les flingues ont de la patate
  • New game+ et éditeur de niveau

Les moins

  • Nécessite un petit temps d’adaptation
  • L'IA part parfois en sucette
  • Quelques bugs d’objets superposés
  • Corps-à-corps limité
  • Rejouable mais pas trop


  • Prix de lancement : 9.99 €
  • Genre : Action
  • Éditeur : Hopoo Games
  • Développeur : Hopoo Games
  • Disponible
  • 14 mars 2016 (France)
  • 14 mars 2016 (États-Unis)