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Mise a jour terminé Nous somme le Jeudi 22 février 2018

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Ex : Tomb raider, League of legend



CE QU'ON A VU DE QUANTUM BREAK


 

Tags : XBOX, gamescom 2015, Action
Ce test de CE QU'ON A VU DE QUANTUM BREAK a été réalisé à partir d'une version éditeur.
Qualité du test pour ce jeux : 

Attendu par tous les possesseurs de Xbox One depuis le lancement de la console, l’ambitieux Quantum Break s'est dévoilé un peu plus lors de la dernière gamescom. C'est au sein d’une petite salle, dans les entrailles du stand Microsoft, que nous avons pu assister à une présentation non jouable de la prochaine exclusivité conçue par Remedy. Après une bonne demie heure passée en compagnie de Sam “Max Payne” Lake en personne, voici nos impressions complètes.

Comme souvent sur les gros salons, la démonstration suivait directement le niveau montré lors de la conférence Xbox : on retrouvait Jack Joyce, interprété par Shawn Ashmore (Smallville, Fringe, les films X-Men) dans un environnement industriel, mêlant à la fois entrepôts et chantiers portuaires. Aux trousses du personnage de Paul Serene, lui aussi campé par un acteur chevronné (Aidan “Littlefinger” Gillen) mais dont on ne sait pas encore grand chose, Jack commençait par parcourir l'entrepôt, théâtre d'une mise en scène nous montrant des bribes de souvenirs intégrés directement dans le décor. Après avoir été témoin de ces passages très beaux mais pas bien clairs d’un point de vue narratif, notre protagoniste filait vers l'extérieur pour voir Serene grimper à bord d'un hélicoptère et lancer un sort pour ralentir son poursuivant en provoquant la chute d'un paquebot en construction. Subtil.

Si l'on ne connaît pas encore tous les détails entourant les anomalies de l'espace-temps, Jack a semble-t-il été victime d'une expérience universitaire ayant mal tourné et il s'est en quelque sorte trouvé prisonnier du temps pendant de nombreuses années. Revenu après cette période à l'écart, il entreprend sa quête pour retrouver ses amis et démêler les intrigues entourant la société Monarch, devenue une multinationale riche, puissante et sans doute très vilaine dirigée par Serene.



FEYNMAN VS WILD



A cause de cette expérience, Jack dispose de différents pouvoirs agissant sur la continuité temporelle, ce qui se traduit dans le jeu par des sorts avec une aire d'effet ou des capacités motrices augmentées. Ainsi, du Time Blast qui permet de créer une implosion à un endroit donné, au Time Rush qui offre à notre héros une vitesse de déplacement plus rapide pendant que les ennemis et l'environnement tournent au ralenti, en passant par le Time Dodge qui confère la capacité d'effectuer une esquive ou de repousser un adversaire, les options ne manquent pas pour berner les ennemis.

La suite du niveau nous montrait pour le coup une autre facette du gameplay de Quantum Break puisque Jack devait se sortir du fatras amené par la chute de l'imposant navire. S’enchaînait alors une phase de plateforme où les différents pouvoirs permettaient de se frayer un chemin dans les débris, en poussant tantôt un container, ou en utilisant le Time Rush pour passer sous une pièce métallique en pleine chute. Ce qu'il faut bien comprendre, c'est que toute la scène se déroulait dans une continuité de temps altérée par des micro-saccades locales, prenant la forme de glitches graphiques. Ainsi, un container en chute tombait en boucle et dès lors qu'il touchait le sol, il retournait à quelques mètres au-dessus du sol pour recommencer son mouvement. Un bloc de level design bien connu des amateurs de jeu de plate-formes (les grosses presses hydrauliques sur les lignes de productions, les marteaux qui pilonnent un passage de manière cyclique...) contre lequel il fallait utiliser le Time Dodge pour effectuer un dash vers l'avant. Une fois le problème passé, l'anomalie disparaissait et on pouvait se concentrer sur la suivante.



UNE BONNE PLANCK



Tout le niveau était construit de la sorte et à défaut de proposer un challenge de haut niveau, il avait le mérite de nous en mettre plein les mirettes. Peu importe où le démonstrateur tournait la caméra, on pouvait admirer un niveau fourmillant de détails et de déformations des modèles 3D. L'ampleur du decorum avec son paquebot en morceau, les différentes pièces s'étalant dans tous les sens, les allers-retours des éléments ou encore toutes les altérations visuelles à cause des anomalies apportaient une réelle identité à la direction artistique tout en nous prouvant la maîtrise de Remedy pour le rendu graphique. Les animations du personnage venaient parfaire un tableau déjà bien rempli, et l'on chipotera en remarquant un aliasing un poil trop présent, il fait nul doute que le hardware de la console tient ici son mètre étalon. On espère simplement que le spectaculaire ne l'emportera pas sur la lisibilité et que la mise en scène ou le cadre se feront assez intelligents pour ne pas venir empiéter sur le gameplay. GC> Ce qu'on a vu de Quantum Break - Screenshot éditeur Une fois le niveau expédié, les développeurs sont revenus sur la partie narrative du titre. En effet, en plus de proposer un jeu à part entière, Quantum Break se racontera aussi à travers une série TV. Celle-ci interviendra entre deux séquences de jeu et son histoire tiendra compte des choix effectués en jeu. Ainsi, l'équipe a tourné plusieurs variantes de certaines scènes pour garantir d'une continuité en fonction de nos actions et les passages "télévisuels" interviendront toujours après une grosse phase de jeu pour nous présenter un autre arc scénaristique, du côté des antagonistes. Si l'on ne sait pas encore quels seront la nature de ces choix, les créateurs nous ont montré deux versions d'une scène, montrant d'un côté un personnage choisissant de coopérer avec Monarch, tandis qu’il finissait abattu à la suite de son refus de donner des informations dans une autre. Dans le même ton, les transitions entre série et jeu se feront par des scènes amenées de deux points de vue différents. On découvrait ainsi deux personnages se tenant en joue avec leur pistolet à côté d’une camionnette et qui, en l’espace d’un clignement d’oeil, se retrouvaient désarmés, fulminant face à Jack et ses pouvoirs. On passait ensuite en jeu et au cours d’une cinématique, le héros s’extirpait de ses liens et de la camionnette en contrôlant le temps, pour mieux en sortir et prendre les armes des deux autres. Si la pirouette avait le mérite de fonctionner, on émettra toutefois des réserves sur ces transitions qui jettent au visage la comparaison entre les acteurs réels et leurs contreparties en 3D, de très bonne facture certes, mais qui souffrent de la comparaison et nous transportent en plein milieu de l’Uncanny Valley.

Quoiqu’il en soit, cette présentation nous a permis d’en apprendre un peu plus sur le titre et de mieux cerner son concept. Si les mécaniques de gameplay n’ont pas l’air pour l’instant de réinventer la roue, quitte à être un poil simplistes sur certains points, la partie technique du jeu s’avère de haute volée et l’on ne peut que se réjouir de voir débarquer une nouvelle licence de cet acabit sur la console de Microsoft. On surveillera donc les prochaines informations sur le titre avec intérêt et l’attente risque d’être longue pour certains, la sortie de Quantum Break étant prévue pour le 5 avril 2016.