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Mise a jour terminé Nous somme le Jeudi 22 février 2018

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Ex : Tomb raider, League of legend



NEED FOR SPEED (2015)


 

Tags : PC, Course
Ce test de NEED FOR SPEED (2015) a été réalisé à partir d'une version éditeur.
Qualité du test pour ce jeux : 

Sans que l'on comprenne très bien pourquoi, Electronic Arts et Ghost Games n'ont pas jugé bon de lancer le dernier Need for Speed simultanément sur consoles de salon et sur PC. Cette dernière version est ainsi disponible depuis la fin de la semaine dernière seulement, soit un peu plus de quatre mois après les moutures PlayStation 4 et Xbox One. Un tel décalage se devait au strict minimum d'aboutir à une adaptation sans faille. Loin de crier au génie, nous devrons reconnaître que c'est le cas.

Version PC :Bloqué à 30 images par seconde sur consoles, Need for Speed daigne se débrider en arrivant sur Windows. Il devient possible de jouer à 60 images par seconde, et ce de manière stable à condition de posséder une configuration suffisamment performante. Si le 60 ips est votre objectif avec les détails au maximum et en 1080p, il faudra ainsi disposer d'un processeur i5-4690 épaulé par 8 Go de mémoire vive et une GeForce GTX 970. Différentes options permettent toutefois de jouer sur les exigences matérielles et de conserver un bon frame rate sur des machines moins musclées. On regrette néanmoins que les options ne soient pas aussi nombreuses que de coutume ; on ne peut par exemple pas agir sur la profondeur de champ. En réalité, qualité des textures, occultation ambiante, détails des effets et détails géométriques, qualité des ombres ainsi qu'anticrénelage sont les seules options présentes, en complément de la résolution d'image (du 720p au 4K). Sur notre poignée de copies d'écran tirées de la version PC, vous pouvez par ailleurs vous rendre compte que les options disponibles ne permettent de toute façon pas d'obtenir quelque chose de vraiment plus joli que sur consoles. C'est plus particulièrement vrai au niveau des textures : passer de faible à ultra ne viendra pas abasourdir vos rétines.

Heureusement, d'autres améliorations sont à signaler, en particulier une sensible au niveau du netcode. Nos quelques heures de jeu sur cette version PC, ne nous ont posé strictement aucun problème de connexion : nous n'avons par exemple jamais perdu nos équipiers comme cela pouvait arriver au lancement du jeu sur consoles. La version PC de Need for Speed est aussi l'occasion de profiter de la prise en charge des volants. Ghost Games s'est assuré de la compatibilité avec les plus populaires - Logitech G27 / G29 / G920, Thrustmaster TX / T150 / T300 / T500, Fanatec CSR - et le studio a suivi une recommandation de la communauté : la transmission manuelle est proposée. Il nous faut toutefois mettre deux bémols à ces fonctionnalités : le style résolument arcade du jeu ne se prête pas forcément à l'utilisation d'un volant ou de la transmission manuelle. En définitive, Need for Speed sur PC ne vient pas bouleverser le concept du jeu, mais en améliorant certains aspects techniques, il s'avère (un peu) plus intéressant que son homologue console.


Dès le départ, l’idée d’associer des éléments de jeu avec des acteurs réels sur fond vert paraît saugrenue. L’art de la CG a pourtant fait des miracles depuis les années 90 et il sera surprenant de découvrir l’un des PNJ du jeu nous présenter le trio de caisse de départ. Inutile de consacrer trop de caractères au scénario, il est d’une vacuité rare et montre une vision de la vie particulièrement immature de la part des développeurs. Le cadre : après avoir rencontré par hasard un lointain cousin de Stoon appelé Spike, vous voici intégré d’office au sein d’un groupe de cinq amis qui vous accueillent vous et votre porte-monnaie à bras ouverts. A partir de là, vous aurez toute une nuit pour participer à près de 80 défis sous forme de courses, contre-la-montre et autres concours de drift dans la ville fictive de Ventura Bay. Pour nous rappeler que nous sommes dans un jeu vidéo, les acteurs ne changeront jamais de tenue pour qu’on les identifie comme étant des Personnages Non-joueurs. Chacun d’entre eux - Manu, Robyn, Amy, Spike et Travis - est associé à un style de conduite différent et donc des types de défis distincts. Et si nous sommes capables de citer leurs noms sans hésiter, c’est que votre téléphone portable virtuel vous les rappelle tout au long des quinze heures nécessaires pour boucler l’aventure.

Imaginez un instant qu’on ne puisse pas désactiver le téléphone de Niko dans GTA IV, et faîtes en sorte que le téléphone sonne toutes les deux à trois minutes. Malgré une recherche intensive, les maigres options du jeu ne permettent ni de régler le volume des voix et encore moins de désactiver purement et simplement cette diablerie. Pour expliquer à quel point cet élément est horripilant, il faut bien comprendre ce qui déclenche le moindre coup de fil intempestif. Une fois le prologue bouclé, chaque PNJ se sépare et vous invite successivement à des défis. Il faut alors appuyer sur L1 pour décrocher son téléphone et écouter les monologues jusqu’au bout. Si vous avez le malheur de lancer une course durant une tirade, le PNJ vous rappelle durant l’épreuve, comme s’il tenait à vous rappeler le niveau affligeant des dialogues. Une fois l’épreuve terminée, le commanditaire vous appelle pour vous féliciter, raccroche… avant de relancer un défi une minute plus tard. Vous pensiez explorer le minuscule espace de jeu peinard ? Les PNJ vous rappelleront pour s’assurer que vous n’avez pas oublié leur existence. Vous espériez profiter d’un petit moment de pause au lancement du jeu ? Vous recevrez jusqu’à cinq coups de fil enchaînés, au cas où la carte de la ville ne serait pas suffisamment claire sur les objectifs restants. Il arrive même très souvent que Manu vous appelle pendant une de ses propres missions. En deux mots, un calvaire.



NO NEED FOR SKILL



Au terme de la bêta fermée, Ghost avait pris la décision de réduire la difficulté du jeu pour répondre aux interrogations des joueurs. Au lieu d’ajustements légers, le curseur a été placé totalement à l’opposé, faisant de Need for Speed un titre sans aucun challenge, sauf peut-être la dizaine de missions finales (et encore). La série n’a jamais brillé par sa conduite réaliste, mais selon la formule consacrée du jeu arcade, après le easy to learn il y a hard to master. Un idiome totalement oublié, étant donné que vous maîtriserez votre véhicule après quelques minutes de jeu, peu importe l’impressionnante palette de personnalisation possible. Concrètement, il suffit d’accélérer, de donner un léger coup de frein avant n’importe quelle courbe voire même de frein à main pour soit virer à plat, soit partir en drift. Même en désactivant les assistances au garage d’Amy, vous n’aurez jamais besoin de faire preuve d’une quelconque subtilité dans votre pilotage. Nous avons terminé l’essentiel du jeu avec la Subaru de départ, doucement mais sûrement poussée à plus de 700 chevaux, avec les mêmes réglages de pilotage. Ce sont d’ailleurs ces réglages qui déterminent en fait la conduite de chacun des cinquante véhicules disponibles. Que vous soyez au volant d’une BMW M3, d’une Lotus ou d’une Aventador, elles pourront soit avoir la tenue de route d’une Formule 1, soit faire un hommage vibrant à une Skyline aux pneus sous-gonflés.

Need For Speed (2015)La sélection de voitures n’est pas particulièrement décevante même si on constatera un nombre réduit de muscle cars américaines, au profit de nombreuses Porsche, Ferrari et autres Nissan. Chaque véhicule une fois acheté peut être repeint, mais également personnalisé grâce à un système complet de décalcomanies. Il y a des lettres, des symboles géométriques, tribaux et même des logos de Youtubers connus. Largement de quoi satisfaire vos envies de peintures. Pour la partie tuning réclamée depuis longtemps par les fans, on peut désormais acheter de nombreuses pièces et accessoires à choisir parmi une large sélection de jantes, bavettes, pare-chocs et ailerons. Et enfin, pour aller jusqu’au bout de l’idée de laisser le joueur personnaliser sa caisse, il est possible d’améliorer les performances du bolide avec une vingtaine d’éléments à améliorer. Un peu à la manière étrange d’un Forza, il est possible de transformer votre Honda Civic en supercar dépassant sans peine les 300 km/h. Dans tous les cas, il n’est pas difficile de terminer le jeu avec la même voiture de départ, vu que de toute manière le garage ne peut accueillir que cinq voitures à la fois. En réalité c’est plutôt deux voire une, vu que certaines courses vous obligent à acheter une voiture spécifique. Une grande liberté qui tombe à l’eau et tue dans l’oeuf les envies d’acquérir chaque véhicule.



SOIS BEAU ET TAIS TOI



C’était l’autre promesse de Need for Speed : proposer un terrain de jeu ouvert pour se balader tranquillement (si vous arrivez à oublier le téléphone portable, bien sûr). Reconnaissons au moins une qualité à cet épisode, fichtrement joli. Un grain recouvre l’écran pour donner un effet cinématographique à l’ensemble, qui se déroulera à notre grand dam uniquement la nuit. Il arrive parfois de déclencher le passage instantané de la nuit à l’aube, mais dès la ligne d’arrivée franchie, la ville sera aussitôt plongée dans les ténèbres. Techniquement, le moteur impressionne et affichera tout du long trente images par seconde sans jamais broncher. Pourtant la nouvelle caméra action permet quelques fantaisies pour par exemple l’affichage d’une fumée volumétrique au moment d’un burn. Mais cette exemplarité technique a un coût qu’on peut évaluer sans peine. Non seulement la ville n’est pas bien grande, mais elle est surtout désespérément vide. Pas ou peu de circulation ; pour réussir les défis impliquant les forces de l’ordre, il faudra les attendre et faire durer le plaisir. Il arrive cependant qu’un véhicule apparaisse en plein virage pour vous foncer dedans, sans prévenir ; la marque des NFS depuis des années, diront certains. Et puis, comme il fait nuit, les décors évoluent peu. Il y a le centre-ville, quelques lacets en montagne et une autoroute qui relie le tout. Avec 80 défis, vous aurez rapidement compris que vous allez refaire chaque tracé plusieurs fois avant la fin du jeu.

Un constat peu flatteur qui s’accompagne quand même de faibles lueurs d’espoir. Comme dans Rivals, vous évoluerez constamment en ligne pour jouer avec quelques joueurs qui se promèneront librement dans Ventura Bay. Il est possible de les défier, de les inviter à rejoindre votre “crew” et de participer à des courses en ligne. A condition d’apprécier les courses de stock-car, vous avez donc une chance de vous amuser sur ce mode au demeurant fonctionnel. Finalement, la véritable force de ce Need for Speed réside bien dans son enrobage. En plus d’une partie visuelle exemplaire, la partie sonore est comme souvent avec Electronic Arts au-dessus du lot. Sans être parfait, il faut quand même noter les efforts réalisés sur les différents bruits de moteurs, qui témoignent d’un sound design de qualité. Même le doublage français pourtant peu flatteur du point de vue du ton s’intègre parfaitement à l’atmosphère de chaque lieu. La sélection musicale est également à mettre dans les plus, avec une alternance sans surprise de drum and bass, de dubstep et de hip-hop. Impossible de naviguer dans la playlist, ce serait trop beau ; on se contentera simplement de passer à la chanson suivante.


Cette pause de deux ans n’aura été d’aucune aide pour ce reboot de Need for Speed, qui décidément n’arrive pas à (re)trouver son identité. Le malaise ressenti est provoqué par ce pastiche de scénario filmé, faisant l'apologie d'un mode de vie sans lendemain où l'on vivrait d'amour, de bitume de Monster © fraîche. Seule, cette farce qui sert d’intrigue aurait été largement tolérable mais le téléphone portable qui vibre et sonne en permanence n’arrange pas les choses. Aller jusqu’au bout de la nuit demandera un certain degré d’abnégation, d’autant que Ghost a décidé de supprimer tout challenge de la campagne solo entre la bêta fermée et la sortie officielle. Les seuls arguments qui pourraient pousser à visiter Ventura Bay sont donc un moteur graphique impressionnant et un sound design de qualité, ce qui pourra satisfaire un certain public. Les autres n’y verront qu’une coquille vide et regretteront, cette année encore, les années fastes d’une saga qui n’est plus que l’ombre d’elle-même.


5

MOYEN


Les plus

  • Le sound design
  • C’est beau...
  • Enfin un vrai frame rate
  • Compatible avec les volants

Les moins

  • ... mais c’est vide
  • Monde ouvert non justifié
  • Conduite sans subtilité
  • Aucun challenge
  • Ce fichu téléphone portable
  • Un scénario affligeant


  • Prix de lancement : 59.99 €
  • Genre : Course
  • Thème : Police et criminalité
  • Éditeur : Electronic Arts
  • Développeur : Ghost Games
  • Univers, suites : Need For Speed
  • Disponible
  • 17 mars 2016 (France)
  • 17 mars 2016 (États-Unis)
  • Multijoueur