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Mise a jour terminé Nous somme le Jeudi 22 février 2018

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Ex : Tomb raider, League of legend



DEPONIA DOOMSDAY


 

Tags : PC, Aventure
Ce test de DEPONIA DOOMSDAY a été réalisé à partir d'une version éditeur.
Qualité du test pour ce jeux : 

Goodbye Deponia devait mettre un terme à la trilogie Deponia. Au travers d'un moment de bravoure, Rufus devait sauver une fois pour toutes la planète-dépotoir et conclure la saga. Daedalic en a finalement décidé autrement et le plus égoïstes des antihéros du point & click est de retour pour ce que l'on suppose être un baroud d'honneur, une ultime quête avant de prendre un repos bien mérité. En réalité, difficile de savoir si Deponia Doomsday est un vaste clin d’œil à l'ensemble de la trilogie ou une réponse plus ou moins subtile à toutes les critiques formulées après le final. Les boulimiques du point & click ne se laisseront pas distraire par de telles considérations et profiteront simplement de cette nouvelle aventure, aux confins de l'espace-temps.



SI VOUS AVEZ MANQUÉ LE DÉBUT...



Difficile de parler du scénario de Deponia Doomsday sans évoquer les aventures passées et révéler des éléments d'intrigues. Si vous n'avez pas encore bouclé Deponia, Chaos on Deponia et Goodbye Deponia, nous vous invitons donc à sauter ce paragraphe afin de ne pas vous faire "divulgâcher" tout un pan de l'histoire. La trilogie nous conte donc les aventures de Rufus, un habitant de la planète éponyme qui n'a qu'une seule idée en tête : rejoindre Elysium, la riche cité flottant dans les cieux de Deponia. L'arrivée fortuite de Goal, une Elyséenne perdue, lui donne une occasion unique et, tout au long de la saga, nous suivons les péripéties de l'improbable couple. Il y a des rencontres comme celle de Toni, l'ex-petite amie de Rufus, ou de Cletus dont l'unique objectif est de détruire Deponia, et des événements tragiques comme l'invasion des armées de l'Organon. Tout ce petit monde est évidemment très agité et l'histoire de Rufus connait un chapitre final des plus surprenants.

Sans vraiment chercher à s'expliquer sur cette fin que certains fans ont pourtant jugé décevante, le studio allemand lui a donc donné une suite surprise. Officiellement présenté seulement quelques jours avant sa sortie, Deponia Doomsday s'ouvre de manière un peu mystérieuse : on y retrouve un personnage indiscutablement inspiré de Solid Snake, doublé pour l'occasion par David Hayter, appelé à la rescousse par Daedalic. Mais ce type moustachu avec sa parka et son visage buriné n'est autre que Rufus. Un Rufus vieillit et perdu au milieu d'une Deponia gelée. Alors qu'il est poursuivi par une horde de Fewlocks en colère, l'homme se souvient qu'il a une nouvelle fois tenté de rejoindre la cité d'Elysium, mais que son plan s'est à nouveau soldé par un cuisant échec. Acculé, il n'a d'autre choix que de faire sauter la planète pour laquelle il s'est battu depuis si longtemps et, un générique plus tard, nous retrouvons Rufus - jeune cette fois - au saut du lit.



SMALLER ON THE INSIDE



Rufus avait en tête de terminer la montgolfière qui devait le conduire en Elysium, mais l'incident a abouti à la destruction de la collection de verres de Toni, sa petite-amie. Ce point de départ est pour nous l'occasion de découvrir l'objet central de l'ensemble de l'aventure : la machine à voyager dans le temps imaginée par McChronicle, un scientifique excentrique dont il ne faut pas chercher bien loin l'inspiration. L'activation de la fameuse machine ne permet évidemment pas de résoudre le problème aussi facilement que Rufus le pensait et, de fil en aiguille, on se retrouve à jouer avec les conséquences de nos actions précédentes, les paradoxes temporels et le non-sens absolu. La trame scénaristique de Deponia Doomsday se déploie alors progressivement. On retrouve une partie des personnages des précédents opus dans des situations abracadabrantes et les nouveaux venus ne font qu'accroître encore le sentiment d'absurde.

Dans la pratique, Deponia Doomsday ne change cependant pas des trois volets antérieurs. Il s'agit donc d'un point & click pur jus qui fonctionne sans surprise avec des actions contextuelles, un inventaire et des objets que l'on peut, selon les cas, activer ou combiner. Toute la première partie de l'aventure peut étonner, car les nombreuses réinitialisations du continuum espace-temps aboutissent à autant de scènes qu'il faut refaire. Bien sûr, il y a toujours une petite astuce, une pirouette scénaristique pour éviter que l'on ne se lasse. Pour le reste, les mécaniques mises en place par les développeurs ne désarçonneront probablement aucun joueur. Le personnage de Rufus se contrôle sans difficulté et si certains tableaux peuvent manquer de lisibilité, il est toujours possible de presser la barre espace afin de souligner les objets exploitables à l'écran et les différents points de sortie. Le studio d'Hambourg a également conservé ses nombreux mini-jeux ainsi que ses dialogues à choix multiples et même un néophyte en point & click n'aura besoin que de quelques secondes pour maîtriser l'ensemble.



« MAIS MERDE, QUAND SONT-ILS ?! »



Si l'interface ne pose strictement aucun problème et que l'ensemble du jeu ne souffre pas du moindre bug, la qualité des énigmes n'est en revanche guère homogène. À côté de puzzles parfaitement logiques et amenés avec soin par les développeurs, il nous faut aussi faire avec des combinaisons auxquelles il est impossible de penser. Heureusement, à aucun moment du jeu, nous ne sommes noyés sous les options : pour chaque partie de l'aventure, le nombre de lieux est restreint et même si des objets ne servent parfois à rien, l'inventaire est moins rempli que dans Goodbye Deponia. De plus, même les énigmes les moins évidentes sont introduites avec un certain humour et à défaut de comprendre ce que les développeurs attendent réellement de nous, on s'amuse avec le contexte, les personnages et les dialogues. Ces derniers ne sont doublés qu'en anglais, mais ils ont le bon goût d'être sous-titrés dans plusieurs langues, français compris. À ce niveau, on sent de nets progrès depuis Goodbye Deponia. Il y a bien sûr quelques traductions pas très heureuses ou des gags qui tombent à plat, mais un véritable effort a été fourni afin de proposer une transposition française réussie.

Nous gardons toutefois une préférence pour la version anglaise qui permet de bénéficier d'un doublage réussi et de profiter à l'écrit de toutes les touches d'humour distillées par les développeurs. Attention, les allergiques aux plaisanteries lourdes en seront pour leurs frais : Daedelic ne fait pas toujours dans la subtilité. Heureusement, à côté de ces blagues potaches, nous trouvons aussi des répliques ingénieuses et des piques qui font mouche, qui rappellent que le studio d'Hambourg n'a pas plus son pareil pour multiplier les références. Citons ici le plan de défense élaboré à la manière de l'Agence Tout Risque, musique à l'appui, ou les nombreux clins d'oeil aux autres productions Daedelic. Les voyages dans le temps et de nombreux dialogues proviennent bien sûr de Retour vers le Futur et une DeLorean miniature s'est glissée dans nos captures. Nous vous laisserons le bonheur de découvrir toutes les autres. Ces références ainsi que le rythme alerte de l'ensemble de l'aventure sont pour beaucoup dans le bonheur que l'on ressent à parcourir Deponia Doomsday, et ce, jusqu'à un final un peu expédié, mais joliment tourné.




7

BON


Les plus

  • Environnements et personnages joliment dessinés
  • Humour omniprésent
  • Des références par dizaines
  • Des mini-jeux variés et bien pensés
  • Amélioration des sous-titres français

Les moins

  • Réinitialisations déconcertantes
  • Difficulté très inégale des puzzles
  • Aucun progrès sur les animations


  • Genre : Aventure-Point & click
  • Univers, suites : Deponia
  • En développement
  • 1 mars 2016 (France)